Marne

Reims / Châlons-en-Champagne / - Vitry-Le-François
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Reims
Patrimoine Religieux


Cathédrale Notre-Dame

L’histoire de la construction de Notre-Dame de Reims est demeurée longtemps placée sous le signe du célèbre labyrinthe qui, jusqu’en 1778, occupait les travées III et IV de la nef centrale. Toutefois, le labyrinthe a obscurci plutôt qu’éclairé l’histoire de la construction.
Ce chef-d'oeuvre de l'art gothique est l'une des réalisations médiévales majeures en Europe.
Construite au XIIIe siècle, elle présente des traits qui la rendent unique : son exceptionnelle unité de style, sa luminosité et la richesse de sa statuaire. Destinée à accueillir le sacre des rois de France, elle a été pourvue de la plus belle des façades du royaume. Le portail central de la façade occidentale est dédié à la Vierge Marie dans le mystère de l'Incarnation. La Vierge à l'Enfant occupe le trumeau central. Son visage très fin contraste avec celui de l'enfant Jésus qui a été refait au XVIIIe siècle. La couronne démesurée, certainement non conforme à l'original, date également du XVIIIe siècle.

L'intérieur est constitué d'une nef centrale de dix travées bordée, de part et d'autre, de deux collatéraux uniques.
L'unification du vaisseau est sans précédent dans l'histoire de l'architecture religieuse, l'harmonie des piliers circulaires et des colonnettes rondes qui les cantonnent au niveau du chapiteau contribue encore à cette unification. La nef présente une élévation à trois niveaux, classique du gothique français du XIIIe siècle, dans sa forme la plus équilibrée, celle qui a été inventée à Chartres. La hauteur de la voûte de la grande nef sous clef est de 37,95 mètres. - grandes arcades
- triforium
- fenêtres hautes à deux lancettes surmontées d'une rose à six lobes avec un couvrement quadripartite, quatre ogives rayonnant à partir d'une clef.
Ornée de 2 303 motifs sculptés, la cathédrale de Reims est la seule église à posséder des anges aux ailes déployées, parmi lesquels le célèbre Ange au Sourire, sur le portail gauche de la façade. Les célèbres vitraux datent pour la plupart du XIIIe siècle. Les trois vitraux de la chapelle axiale sont l'oeuvre de Marc Chagall (1974).
Place du Cardinal Luçon

VITRAUX DES BÂTISSEURS" - LES VITRAUX DE MARC CHAGALL
Les trois vitraux de la chapelle axiale ont été réalisés en 1974 par Marc Chagall avec la collaboration de Charles Marq. Ces trois verrières, offertes par "la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics de la région Champagne-Ardenne", étaient destinées à remplacer les fenêtres de Coffetier et Steinheil du XIXe siècle replacées dans une chapelle absidiale.
Comme au Moyen Age, Marc Chagall s'abreuve à la même source d'images bibliques. Dans la première fenêtre, est traité le thème de l'Arbre de Jessé et, dans la fenêtre centrale, le sacrifice d'Isaac. Ce sacrifice, figure de celui du Christ, est relié intentionnellement au Christ en croix par une ligne oblique, celle de la descente de croix représentée comme l'échelle de Jacob.
Le second vitrail présente le Christ en croix, il occupe la même place que sur la fenêtre haute du fond de l'abside.
La fenêtre de droite intègre quelques unes des grandes heures de Reims dont le baptême de Clovis, événement majeur dans l'histoire de la cathédrale. Sur un grand fond bleu, les taches colorées ne sont pas disposées au hasard : le vert à gauche, le rouge au centre et le violet à droite.
Avec son style propre, l'artiste contemporain a voulu conserver à l'édifice son exceptionnelle unité et, intégrer sa composition dans l'ensemble séculaire.
Reims



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